DÉPARTEMENT 4 : Physique solaire
SIDC - Un centre europeen de la météorologie spatiale
Les observations en lumière blanche de la photosphère solaire constituent une technique simple mais importante pour caractériser l’activité solaire.
La source principale de variabilité solaire réside dans le cycle de 11 ans. L’existence de ce cycle est connue depuis plusieurs siècles grâce aux observations des taches sur la surface solaire.
L’indice des taches reste le plus vieil indice utilisé pour mesurer l’activité solaire et est utilisé dans de nombreuses études consacrées au comportement périodique du Soleil. C’est pourquoi la communauté scientifique internationale, par l’intermédiaire du Conseil International des Unions Scientifiques (ICSU), a exprimé de façon répétée son grand intérêt pour cet indice et a confié sa détermination au SIDC à l’Observatoire Royal.
Le SIDC est un centre de service permanent spécialisé dans la surveillance du soleil et la prévision de son activité.
L’indice international des taches solaires a été obtenu par le SIDC depuis 1981, sur la base d’une statistique des observations provenant d’un réseau mondial d’environ 80 stations (professionnels ou amateurs).
Les taches solaires ne sont pas les seules manifestations de l’activité solaire. Lors du maximum d’activité, le Soleil génère un grand nombre de phénomènes à grande énergie, tels que les éruptions solaires. Ces éruptions produisent une intense radiation électromagnétique et des particules à haute énergie, et elles peuvent être associées avec des expulsions globales de plasma nommé ‘éjections de masse coronale’ (CME : coronal mass ejection). Ces dernières ont la capacité de causer des dommages importants aux technologies humaines dans l’espace et au sol, et de perturber les systèmes de télécommunication. Par exemple, des flux élevés de particules à haute énergie constituent une menace pour les satellites orbitant autour de la Terre et peuvent exposer les équipages et passagers des avions de ligne à des doses renforcées de radiation. Les perturbations du vent solaire interagissent avec la magnétosphère solaire, induisant des tempêtes géomagnétiques, qui perturbent entre autres les signaux de navigation GPS. Tous ces effets forment ce qu’on appelle aujourd’hui communément la « météorologie spatiale ».
Le SIDC assure un service destiné à aider ses utilisateurs à réduire l’impact de la météo spatiale sur diverses activités humaines. En plus du suivi à long-terme de l’activité solaire en terme du nombre de taches solaires, le SIDC a pris en charge depuis les 1er janvier 2000 les prévisions à court terme (3 jours) de l’activité solaire et de ses conséquences pour l’environnement terrestre.
Le SIDC s’acquitte de cette tâche en tant que Centre d’Alerte Régional de l’International Space Environment Service (ISES).
Simultanément, depuis le 1er avril 2003, le SIDC s’insère dans le réseau des centres scientifiques mis sur pied par l’ESA dans le cadre de son Projet Pilote pour les applications de météo spatiale.

plan du site